La conscience

Quand on fait une observation, que ce soit en science, en art, dans une relation, ou partout ailleurs, il est important de se rappeler que la manière dont quelque chose est perçue, n’est toujours qu’une question de point de vue …

« Chercher la conscience dans le cerveau, revient à regarder à l’intérieur d’un poste de radio pour trouver l’émetteur. »

Aujourd’hui, la biologie conduit l’homme aux frontières de lui-même.
Elle permet de connaître les origines immatérielles de la vie dont les processus évolutifs, qui sont au service de la conscience.
Conscience totalement indépendante de ses supports, c’est-à-dire des formes.

Cette conscience, aussi une énergie, se trouve au niveau du champ unitaire ultime.
Tous les phénomènes auxquels nous participons au niveau du local ne sont donc que
des “Jeux de lumière”, des hologrammes que nous extrayons du champ électromagnétique de notre univers- lumière.

Nous sommes « prisonniers » de cellules que nous construisons nous-même, en encodant quotidiennement notre ADN, qui contient en mémoire toute l’histoire de la vie passée et à venir.
Une « simple » éducation à partir d’un nouveau paradigme permet de sortir de cette « prison », en changeant de niveau de conscience.

Il est possible de lire les évènements quotidiens de différentes manières, selon notre « point de vue ».
Cette lecture se fait en fonction du niveau de conscience dans lequel nous nous trouvons.
Le niveau de conscience conditionne notre manière de voir, d’agir et de comprendre notre place dans le « théâtre de la vie ».
Or, nous sommes généralement dans un rôle que nous interprétons (sans le savoir), toujours de la même manière.
Aussi, il nous arrive de ne pas comprendre pourquoi le sort s’acharne contre nous.
Pourtant dans le « théâtre de la vie », nous sommes non seulement les interprètes, mais également les scénaristes.
C’est à ce niveau qu’il est intéressant de se rendre compte comment en définitive nous créons le monde et surtout comment nous pourrions le créer différemment …

– Les 7 niveaux de conscience :

1- Le Moi est au centre et envahit tout, il est omniprésent

Traits de caractères dominants : narcissisme, égocentrisme, nombrilisme, égoïsme
Rôle endossé : hermite, solitaire …
Moi, moi, moi, l’autre n’existe pas …
L’individu n’a pas conscience des conséquences de ses actes. Ses convictions ne supportent pas la contradiction. Seuls ses projets personnels l’intéressent : « et moi et moi et moi … »
L’Ego se nourrit de problèmes vécus ou créés de manière spectaculaire. La personne a du mal à lâcher sa problématique, en particulier en matière de maladie ou de conflits relationnels.
Les individus à ce niveau de conscience adorent se rassembler autour du récit de leurs malheurs : « pleureuses de tous les pays, unissez-vous ! »

2- Syndrome du duel, du « premier de la classe », du « premier en tout »

La perception de l’autre, des autres, se fait comme moyen de parvenir à ses fins, ou l’a en tant qu’obstacles.
Les responsables (du mauvais) sont « les autres ». La réalité est réduite à ma propre perception.
À ce niveau de conscience, le problème c’est « l’autre », « les autres ».
L’individu veut les changer à tout prix, puisque tout le malheur vient d’eux, Jean-Paul Sartre écrivait « l’enfer, c’est les autres ».
Il y a les bons, les mauvais, les comme il faut, les comme il ne faut pas … C’est le règne des « ya qu’à », des « antitout ». Les antis sont en opposition farouche au monde sans qu’ils aient conscience des raisons des phénomènes qu’ils dénoncent. Les antis se rangent par groupes et parfois par associations.
Dans cette conscience, l’autre, le voisin, l’étranger, est responsable de tous les malheurs.
C’est la communication klaxon que dénonce Jacques Salomé « Tu ! Tu ! Tu ! ». Des « Tu » qui tuent l’autre. L’autre est tellement mauvais qu’il envahit tout le champ de la conscience et occulte le bon. Le monde devient mauvais du fait même de l’existence de l’autre.

3- Moi et les autres en équipe

Les responsabilités sont partagées. La conscience collective, forme sous-jacente du sens de la réalité, joue un rôle fédérateur.
Paraît réel ce qui est perçu de la même manière par un nombre important de personnes.
Perceptions à l’identique qui permet la communication entre les individus mais rend très difficile toute perception personnelle créative.
L’individu commence à prendre conscience que l’autre existe dans la mesure où il pense comme lui, cela le rassure.
Je sème la bonne parole, me sent à l’aise dans la pensée unique. C’est mon groupe qui sait, j’y crois dur comme fer. Le fanatisme pointe son nez, les intégrismes, les sectes … Il y a les « on » et les « ils ».

4- La systémie

À ce niveau de conscience, notre responsabilité est engagée, car nous sommes en interaction avec le tout. C’est la Gestalt Théorie : La réalité du tout est supérieure à la somme des parties.
Je perçois dans ce Tout quelque chose qui commence à me dépasser. Et si j’avais une responsabilité dans les conflits qui m’entourent ?
Oui, je m’accorde une responsabilité partielle, mais l’autre est partiellement responsable.
Je peux écouter et le dialogue devient possible au sein d’une chaîne d’union, chaîne du vivant, chaîne d’entraide et de partage, parfois création d’éco-village avec la conscience d’un équilibre. Mais éco-village ou … Ego village ?
Pour Paul Watzlawick dans les conflits qui surgissent entre deux personnes, la responsabilité incombe non pas comme on pourrait le penser à l’un ou à l’autre mais à une troisième cause que les biologistes appellent qualité émergente.
À ce niveau de conscience, une nouvelle notion apparait : la notion de relation, la notion de lien.
Cette nouvelle notion abstraite contribue à créer une harmonie ou une dysharmonie. Ce lien se situe probablement sur le plan vibratoire et ne concerne pas directement les protagonistes.
Ce serait une conscience globale proche de la conscience collective qui serait à l’œuvre et manipulerait à leur insu les deux parties en présence.
À ce niveau de conscience, chacun des protagonistes crée l’autre par son regard.
Les deux personnages en dialogues sont des créations mutuelles qui prennent une autonomie sur une scène de théâtre dont l’un et l’autre ignorent le sujet.

5- L’observation modifie l’observé

Ma responsabilité est entière, oui, je crée les situations par mon regard.
La réalité est assujettie à mon regard. Je participe à l’observation. Je ne suis pas un simple appareil photo, c’est moi qui apporte la solution dans les situations difficiles.
Le meilleur et tout ce qui m’arrive de mauvais vient de moi : Le problème, le conflit, la maladie.
Serais-je le metteur en scène de ma vie ? Il y a-t-il un souffleur ? L’acteur est dans le théâtre de sa vie aux prises avec les impulsions de ses trois cerveaux, reptilien, limbique, néocortex chers à Henri Laborit.

6- C’est l’univers du miroir

Implique la présence du miroir, qui réfléchit une réalité qui paraît encore extérieure à nous. Mais le tout est de passer derrière ce miroir …
Le docteur Len, médecin hawaïen, introduit la notion de responsabilité totale.
Pour changer les choses, pour guérir les personnes malades mentales, il guérissait la partie en lui qui avait créé ces maladies. C’est la méthode Ho’oponopono.
La responsabilité totale pour notre vie signifie que tout dans notre vie, simplement par ce que c’est dans notre vie, relève de notre responsabilité.
En un sens littéral, le monde est notre création.
Je ne cherche donc plus à changer les autres, en me modifiant je modifie les autres.
Je les aime comme mon propre reflet, l’observateur magnifie l’observé.
La réalité est ce que je construis par l’amour que je porte aux autres et par la purification de mon regard.

7- L’univers est le produit de ma conscience

Je crée l’univers par ma conscience et prends soin des autres et de l’univers entier comme d’une parcelle de moi. L’observateur crée l’observé. Je crée et me crée.
Le monde est dans ma conscience je le crée par elle.
Ceux qui souffrent dans le monde, souffrent en moi, ce qui est massacré dans le monde me blesse, ce qui est exclu m’exclut, ce qui est condamné me condamne, ce qui est aimé me réjouit comme un père comme une mère universels.
Dans cette perception, les autres, tous les autres, deviennent nos enfants nos créatures car tout est vu de manière aimante.

S’élever en conscience revient à modifier la grille d’analyse à travers laquelle nous percevons le monde …

– Élévation de conscience, évolution, mutation :

La structure de l’homme est la même que celle de l’univers, c’est-à-dire de toute chose existante.
L’univers est mental, “il ressemble plus à une grande pensée qu’à une grande machine”, correspondant à chaque instant, à ce que nous pensons de lui. Il est créé à chaque instant, fait de tous les “Je” qui l’habitent.

La connaissance de soi et de l’univers passe aussi bien par la science dans ce qu’elle a de plus avancé, donc dans un mouvement vers l’extérieur, que par la méditation, c’est-à-dire par une plongée en soi.
Cette étude, qu’elle soit intérieure ou extérieure, est celle de l’aventure de la conscience. Elle est celle de l’étude des formes qui la manifestent et lui permettent de s’exprimer.

Le départ de la conscience est dans l’incréé, l’inconscience, le tout et le rien, le “ça” qui échappe à toute possibilité de description par notre mental, instrument de perception, qui pèse, mesure, jauge et, pourtant, est relatif.
C’est par le mental que nous « apprécions » la réalité ; il juge en fonction de deux paramètres permettant de créer tout l’existant, le + et le –, le pour et le contre, le bien et le mal etc …
Ces polarités sont nécessaires à la manifestation de quoi que ce soit. Toute perte de polarité conduit à la mort.

L’intemporel, la pulsion de vie-mort, à chaque instant se projette dans l’existant sous forme duelle, via un contenant pour y enfermer le contenu.
Ce contenant c’est la FORME, qui contiendra une information immatérielle qui ressemble plus à un psychisme qu’à de la matière, comme l’univers ressemble plus à une grande pensée qu’à une grande machine.
La FORME, invisible, sera ici assimilée à un CHAMP.

C’est le vivant, le végétal, puis l’animal et enfin l’homme, qui crée ces formes dans l’espace-temps néguentropique de notre univers. C’est le vivant qui fait de l’ordre à partir du désordre, via le « facteur d’hétérogénéisation » qui le différencie au niveau subatomique de ce que nous appelons l’inanimé.

Ce facteur d’hétérogénéisation va permettre à la conscience enterrée dans le minéral de gravir les échelons de l’auto-connaissance et peu à peu prendre conscience d’elle-même. On la voit à peine émerger dans l’animal et elle culmine dans l’humain, le seul à pouvoir dire “JE”.

Cette conscience se trouve dans les électrons, qui depuis le début de l’univers, accroissent leur information, dans des structures de plus en plus compliquées.
Ces électrons, porteurs de toutes les informations du monde, sont en nous, constituent nos cellules, nos chromosomes et sont régis par “l’électron distingué”, porteur de notre JE, et derrière lequel s’alignent tous les autres.
La somme de tous les électrons constitue « l’inconscient collectif », porteur de la mémoire de tout l’univers, c’est le réservoir de tout le savoir du monde. Il contient à notre niveau les intentions de l’espèce, notre perpétuelle incarnation : maison, famille, patrie, accroissement des biens, reproduction …

Nous sommes, via nos électrons, des paquets de mémoire, “des milliardaires du temps”.
Ces mémoires constituent notre SUBCONSCIENT.
Ce subconscient, ce paquet de mémoires, est responsable de ce que nous sommes, c’est l’organisateur de notre vie et de notre corps. Éminemment passif, il accepte sans discussion tout ce que lui imprime le CONSCIENT.
Il reproduit dans notre corps et dans notre vie tout ce à quoi nous acquiesçons, tout ce que nous tenons pour vrai, en bien ou en mal, sans faire de différence.
Nous sommes donc des paquets de mémoires accumulées, vivant entre un passé accablant et un futur qui se contente de refaire le passé.
Un futur fait d’impossibilités : ceci n’est pas possible parce que plus lourd que l’air ne peut voler… L’astrologie, ça n’existe pas ; la télépathie non plus. Les microbes et les virus, ça par contre ça existe ! La vieillesse, la maladie, la mort, les limitations, tout cela existe, « c’est même scientifique », puisque c’est étudié …
En acceptant sans le soumettre à la critique (Système Immunitaire défaillant) tout ce que l’on nous apprend, nous nous fossilisons perpétuant un modèle, toujours identique, nous vieillissons …

Ce type de fonctionnement – possible, pas possible – s’appelle « la voie duelle ».
Transcender cette notion en étant neufs à chaque instant, ouverts à tous les possibles, en dominant notre mental, sans préjugés, sans mémoires permet à la conscience de passer au niveau supérieur.
En prenant conscience de notre unité avec le Tout, de notre participation à l’univers, du rôle que nous avons à jouer dans la création, alors nous devenons le tout, le champ de tous les possibles.
Nous sommes un esprit neuf, offrant notre vacuité à la conscience, lui permettant ainsi de nous investir, pour nous permettre d’aller plus loin, de devenir l’homme après l’homme, une nouvelle espèce aussi différente de la précédente que l’oiseau l’est du reptile.
– Ou nous avançons avec ce courant qui devient de plus en plus fort, en nous laissant porter, sans résistance et nous mutons.
– Ou nous nous accrochons au passé, à la répétition, et nous sommes broyés par l’évolution et nous disparaissons …

La vraie conscience implique la connaissance de sa propre existence et de l’existence du monde. Elle peut évoluer vers la supra-conscience qui apporte l’harmonie parfaite de la conscience de l’être s’unissant au principe de la vie, et donne accès à l’ensemble des connaissances de l’Univers.

Vous savez 2

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About Stéphane BERNARD

Directeur Scientifique - Philanthrope et Magicien à Fractalys
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